Hervé Jourdain

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Hervé Jourdain


Hervé Jourdain a 36 ans, et est finaliste du prix du Quai des Orfèvres 2009. Capitaine de police au sein de la Brigade criminelle de Paris et marathonien accompli, il est passionné de littérature policière et d’histoire.

Mes passions
La course à pied, tous les jours ou presque. Certains disent que c’est pour évacuer le stress. D’autres, qui me surnomment la gazelle, la sauterelle, ou mieux le Kenyan blanc, pensent que c’est pour courir plus vite. Ils ont tous raison. L’Histoire, que j’ai étudiée quatre ans à l’université de Paris I. Cela fait bien longtemps que je n’ai plus ouvert une biographie (hormis celle de Simenon) mais je ne peux m’empêcher, partout où je me rends, de chercher à comprendre une ville, une région, une population, un corps de métier à travers son passé. Ainsi, j’ai tout lu ou presque de ce qui a été écrit sur l’Histoire de la Brigade criminelle (les quelques autobiographies d’anciens chefs de service, en particulier celles des commissaires Guillaume et Massu ; mais aussi de vieux articles de presse parus dans les mensuels d’avant-guerre Détective et Police magazine). L’influence d’un homme politique sur son époque est également un sujet qui m’obsède. Je suis tombé sous le charme de grands personnages : De Gaulle bien sûr, Napoléon aussi. Par extension à l’Histoire, j’adore tout ce qui touche à la sociologie et à la psychologie.

Mon profil littéraire
La découverte des polars de Thierry Jonquet fut le déclic. J’ai dévoré Moloch ― qui pour moi est l’œuvre majeure du polar procédural ― et les orpailleurs. Dans un autre style, j’ai adoré Du passé faisons table rase. Son dernier roman noir m’a beaucoup influencé dans l’écriture de Sang d’encre au 36. Je ne remercierai jamais assez le collègue qui m’a fait découvrir Ed McBain. Ce dernier n’a pas son pareil pour faire vivre la douzaine d’inspecteurs du 87ème District. Admirable.

J’adore
Manger en terrasse avec mes collègues, de préférence sur la place Saint-Michel au mois de juin. Jouer au badminton avec mes enfants. Ou tenter de les rattraper lorsqu’ils sont sur leurs vélos, ce qui est de plus en plus dur. Courir avec le vent dans le dos, ou descendre les Champs-Elysées dans le peloton de tête le jour du marathon. Mettre de bonne humeur ma femme en faisant la vaisselle. Le rock, le jazz que j’écoute en cachette, et Mozart bien sûr. Et un petit verre de Cognac de temps en temps. Quelques séries télé et films (les plus réalistes, forcément) : Sur le fil, Engrenages, L627, Garde à vue, Le petit lieutenant. Trainer dans les bibliothèques. Inverser les touches des claviers de mes collègues. Me lever à 04h00 du mat’ pour débuter un chapitre, un litre de café fumant à mes côtés.

Mes références
Le polar procédural, incontestablement. J’ai le désir de décrire l’univers policier sans le travestir. Pas de vengeur solitaire, surtout pas d’alcoolique suicidaire dans mes écrits. Des flics simples, humains, dont l’union et le professionnalisme sont leurs seules forces. Des coups de gueule forcément, leurs doutes et souffrances devant l’adversité. Le dialogue est mon exercice préféré. Mettre en page le face à face entre un flic et un voyou, le choc des cultures, la répartie, les exercices de déstabilisation, est un pur bonheur.

Mes projets de livres
Poursuivre le récit des aventures de Nora Belhali et de Daniel Duhamel, enquêteurs à la Brigade criminelle de Paris. Mais avant cela, lire la dizaine de romans qui m’attend sur ma table de chevet : le dernier polar de Jean-Louis Debré qu’il m’a gentiment dédicacé, La fée carabine de Pennac, Les mouchoirs rouges de Fajardie, Geisha, La déesse aveugle de Ann Holt, et les derniers romans de Ruffin et de Rambaud.

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